Dans le contexte de la réforme de la formation professionnelle, ce sondage permet de faire le point sur le concept
de formation tout au long de la vie, ainsi que sur la mise en place du DIF (droit individuel à la formation).
Les questions posées à un échantillon représentatif de 1000 personnes portaient sur:
- la notoriété de la formation continue
- l'opinion des Français vis-à-vis de la formation continue
- les pratiques des Français
Des formations valorisées:
Pour 89% des répondants, il est indispensable de se former tout au long de sa vie, un seul diplôme ne suffit plus.
67% des répondants rejettent l'idée que l'on se forme surtout au cours de sa jeunesse.
Un diplôme de Formation Continue est aussi bien qu'un diplôme scolaire ou universitaire pour 72 %.
De plus, la Formation Continue permet de faire reconnaître par un diplôme l'expérience acquise en travaillant pour 86 %.
Et pourtant 58 % n'ont jamais suivi ce type de formation...
Les formations les plus plebiscitées sont dans l'ordre:
Informatique
Langues étrangères
Artisanale (menuiserie, maroquinerie)
Technique (mécanique, électronique)
Création d'entreprise
Management (majorité de cadres)
Artistique
Gestion, finance (majorité de cadres)
Les salariés sont motivés: une majorité est consciente que le financement de la formation revient à l'entreprise mais
plus de 60% des répondants se déclarent prêts à financer une partie de leur formation et même à la suivre en dehors de leur temps de travail (majoritairement les cadres).
Les français déclarant ne pas connaître la Formation Continue (20 % tout de même) pensent que la formation devrait servir en priorité à retrouver un travail quand on est au chômage à 38% et que genéralement, on fait une formation surtout quand on a envie de changer de métier (62%).
Les personnes déclarant connaître la formation continue pensent que la Formation Continue sert en priorité à améliorer ses compétences au service de l'entreprise.
Cependant les répondants ayant bénéficié de formations ont constaté un effet positif sur leur vie personnelle, leur vie sociale, leur promotion et enfin leur rémunération.
A noter que les avis sont mitigés sur les freins (forts taux d'indécis) : trop de temps, chère, plutôt adaptée aux métiers techniques, réticence des employeurs.
Mais le fait le plus étonnant est que 52% des répondants ne savent pas auprès de qui s'adresser !